NIS 2
La directive européenne de cybersécurité qui étend à dix-huit secteurs les obligations de gestion des risques et de notification des incidents.
La directive (UE) 2022/2555, dite NIS 2, remplace la directive NIS de 2016 et élargit considérablement le nombre d'organisations soumises à des obligations de cybersécurité : énergie, transports, santé, eau, numérique, administration, mais aussi agroalimentaire, chimie, gestion des déchets, services postaux ou fabrication. Les entités sont classées « essentielles » ou « importantes » selon leur taille et leur secteur.
Elle impose des mesures de gestion des risques (analyse des risques, gestion des incidents, continuité, sécurité de la chaîne d'approvisionnement, chiffrement, authentification multifacteur, formation), une notification des incidents importants à l'autorité nationale (en France, l'ANSSI) sous 24 heures pour l'alerte précoce, et responsabilise personnellement les dirigeants. En France, la loi de transposition a été adoptée en 2025.
Plusieurs milliers d'entreprises françaises, dont de nombreuses ETI qui n'étaient soumises à rien, entrent dans le champ. Les sanctions atteignent 10 millions d'euros ou 2 % du chiffre d'affaires mondial pour les entités essentielles, et les dirigeants peuvent être tenus responsables. Les donneurs d'ordre répercutent déjà ces exigences sur leurs fournisseurs.